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ACONITER publie régulièrement une veille internationale à caractère prospectif sur l’énergie solaire, l’évolution de ses marchés, ses opportunités d’affaires, la stratégie de ses acteurs.
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ESPAGNE : développement des énergies renouvelables à marche forcée en Andalousie
Les énergies renouvelables représentaient 28 % de l'énergie produite en 2007 en Andalousie.
La Communauté autonome andalouse s'est fixée comme objectif une part de 42 % pour ces mêmes énergies en 2011.
Une enveloppe de l'ordre de 3 000 M€ d'investissements devra être mobilisée d’ici là.
FRANCE : nouveaux projets géothermiques en Île-de-France
En 2008, 150 000 logements franciliens sont chauffés grâce à des équipements géothermiques. La chaleur est le plus souvent captée à partir de forages de quelques 1 800 mètres de profondeur. L’eau rencontrée atteint des températures entre 55 et 85°.
Grâce à ces installations, ce sont annuellement environ 350 000 T de CO2 qui ne sont pas répandues dans l’atmosphère et également 100 000 TEP d'énergie fossile qui sont économisées. Dans cette région, ce sont 350 000 logements qui pourraient être chauffés par ce procédé.
A horizon 2013, 30 000 nouveaux logements devraient être équipés d'un chauffage recourant à la géothermie. Parmi les sites envisagés figurent Orly, Marne-la-vallée, Grigny-Viry-Châtillon, Villejuif, ainsi que 2 emplacements dans Paris.
D'autres équipements rencontrant des problèmes de corrosion vont également être réhabilités ainsi à La Courneuve-Sud et à Sucy-en-Brie. La région Île-de-France participera financièrement à hauteur de 22 M€ à ces projets.
ITALIE : électricité et chaleur à partir de panneaux photovoltaïques
Appelée "Didomo", l'installation utilise des panneaux photovoltaïques. L'air chaud est produit par l'intermédiaire d'un circuit de circulation de l'air sous les panneaux mêmes.
Cette circulation permet, par échange thermique, d'une part de réchauffer l'air circulant et d'autre part de refroidir les panneaux pendant leur activité, ce qui leur confère un rendement énergétique supérieur.
Un air chaud et sec est récupéré à l’extrémité du circuit. Il alimente une installation solaire thermique munie d'un réservoir d'eau afin de stocker l'énergie. Celle-ci peut ainsi être utilisée de nuit également.
Pour chaque kWh électrique produit, il serait possible de générer 4 à 5 kWh thermiques. Le Didomo sera installé pour la première fois dans une exploitation agricole.
SUISSE : vers la construction de centrales nucléaires de 3ème génération
ATEL a déposé une demande d'autorisation en vue de la construction d'une centrale nucléaire de 3ème génération. Le groupe pourrait s'allier avec EOS pour mener à bien ce projet. L’emplacement envisagé serait situé à proximité de la centrale Gösgen.
Rappelons que les autorités fédérales helvétiques ont conclu récemment à la nécessité de compléter et de renouveler les capacités de production nucléaire dans les années à venir. Les premières difficultés pour satisfaire la demande pourrait advenir dès 2012, la pénurie serait plus évidente encore en 2020.
Les associations anti-nucléaires comptent faire opposition à cette nouvelle construction et souhaitent voir organiser une votation populaire sur cette question. En tout état de cause, la concrétisation du projet sera longue, le parcours réglementaire et administratif suisse ne laisse pas envisager une mise en service des installations avant 2024 voire 2026.
Deux autres groupes suisses, AXPO et BKW projettent également la construction de nouvelles centrales nucléaires dans le pays.
MAROC : course à l'équilibre offre / demande
En raison notamment de la vigueur actuelle de son économie nationale, le Maroc est engagé dans une course de vitesse d'augmentation de sa production pour satisfaire la demande d’électricité nationale. A cette fin, les autorités interviennent sur plusieurs fronts.
Les projets de renforcement de la capacité de production doivent être menés à terme et à temps dans les énergies conventionnelles comme dans les EnR : hydraulique, éolien et solaire. Un nouveau programme a été lancé : «Initiative 1.000 MW éolien» pour développer une capacité éolienne de 1.000 MW d’ici 2012 — contre à peine 250 MW prévus initialement.
En parallèle, des incitations aux économies d’énergie et un plan d’action pour la maîtrise de la consommation sont mis en place par l’ONE.
Pourtant, les industriels redoutent les coupures. Ils font ponctuellement l'objet de délestages et sont conviés à modérer leur consommation notamment en période de forte demande.
REUNION : GERRI pour l’autonomie énergétique
Un accord a été conclu entre l'île et le Gouvernement français. Il se matérialisera par le lancement du programme GERRI : Grenelle de l'Environnement à la Réunion Réussir l'Innovation.
Il a pour objectif de faire parvenir l'île à l'indépendance énergétique à horizon 2025 (cf. : ACO-énergie N°15). Pour ce faire, un développement accéléré et combiné du solaire, de la biomasse, des énergies marines, de la géothermie et de l'éolien sera mené. Les transports eux aussi sont concernés par ce programme.
A terme, la Réunion doit devenir le premier territoire français à passer à l'après-pétrole en migrant vers le tout électrique. Il s'agira d'une expérience pilote autant que d'une vitrine en attendant l'extension du dispositif à d'autres territoires.
34 % de l'électricité réunionnaise étaient en 2007 d'origine renouvelable dont 22 % issus de l'énergie hydraulique.
IRAN : des coupures de plus en plus fréquentes
Mi 2008, l'Iran traverse une période climatique chaude et sèche. Les Iraniens doivent diminuer leur consommation d'eau et d'électricité de 10 % en raison de réserves d'eau particulièrement basses pour la saison.
Des coupures quotidiennes de 2 heures par jour sont imposées dans le pays. Elles devraient même être étendues si ces conditions climatiques persistent.
Les difficultés rencontrées tiendraient également aux sanctions internationales dont le pays fait l'objet. Les produits raffinés manquent pour la production d'électricité notamment. Les investissements nécessaires n'ont pas été réalisés dans les années passées.
La situation risque de perdurer pendant tout l'été au moins et l'économie iranienne tout entière pourrait en pâtir.
CANADA : limitation du recours aux centrales à charbon en Ontario
Dans l'optique de la mise en place d'un secteur de l'énergie viable et efficient en particulier en matière environnementale, la Commission de l'énergie de l'Ontario, OEB, met progressivement en place un processus de réglementation.
L’une des dernières mesures prises consiste à limiter les situations de recours à la production d'électricité à partir de centrales au charbon. Des modifications ont été apportées mi-2008 aux contrats de licence d'exploitation du producteur Ontario Power Generation et du GRT ontarien, Independent Electricity System Operator.
Désormais, les centrales au charbon d'OPG ne pourront plus être appelées pour alimenter le réseau d'IESO que dans des circonstances plus limitées.
REPUBLIQUE DOMINICAINE : besoin de diversification du bouquet énergétique
Il y a quelques années encore, la République dominicaine dépendait pour près de 90 % des produits pétroliers pour sa production d’électricité. En 2008, cette part été réduite à 60 %. Le solde est principalement constitué par une production à partir de charbon et de GN.
Cependant une meilleure maîtrise des coûts d’approvisionnement passera également par un développement des EnR. La demande n’est satisfaite mi 2008 qu’à hauteur de 77 %.
Les acteurs du secteur électrique, opérateurs, organes de régulation, organes administratifs sont appelés à mieux se structurer. De même, le système électrique nécessite un renforcement du réseau de transport. Rappelons que, par ailleurs, le niveau des pertes non techniques dans le pays atteint 40 % environ.
MONDE : doublement du marché du GNL entre 2005 et 2010
Le marché mondial du GNL devrait atteindre et 350 milliards de m3 en 2010 contre 192 milliards de m3 en 2005. La croissance des volumes gaziers est notamment soutenue par le recours croissant à l'usage du GN pour la production d'électricité.
Cependant, sous l'effet de l'augmentation de la consommation mondiale de GN de manière générale et du retard constaté dans la construction et la mise en service des installations projetées pour les mois et les années à venir, l'activité GNL pourrait connaître des goulets d'étranglement qui devrait limiter son expansion.
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